Je dis STOP à la Violence faite aux femmes ! Ce site est une manière de reconnaître mon calvaire Le 25 novembre. Une journée. La journée de tous mes espoirs. La journée qui confirme mon statut. Ma Journée. La Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. La violence contre les femmes est une violation des droits de l’homme. Les Droits de l’Homme nés sur mon sol. La violence contre les femmes est un problème mondial. C’est le problème pour 70 pour cent des femmes dans le monde. C’est le problème de nombreuses françaises C’est le problème auquel je suis confrontée. Et chaque jour de l’année. Chaque minute sous mon toit. C’est le problème que je ne voyais pas. C’est le problème qui m’a démolie. C’est le problème qui me tue "Tu ne sais pas cuisiner" "Notre famille, nous 4, nous n’avons pas besoin des autres" "T’as mangé avec qui ? Tu pourrais tout me dire quand même !" "Oh c’est pas méchant. Tu manques d’humour" "T’es coincée" "T’es comme ta mère. Les chiens ne font pas des chats" "Tu es une Ferrari avec un moteur de 2 CV" "C’est dommage d’avoir un corps comme le tien et de ne pas savoir s’en servir" "T’es agressive. On ne peut rien te dire" "Pourquoi tu pleures ? Je suis gentil avec toi" "T’étais bien quand je t’ai connu. T’as des œufs au plat maintenant" "Tu vas perdre un os. Faudrait manger. On dirait une ado. Les os ça cognent" "Hein Maman est méchante ?" Je ne m’en rendais même pas compte. C’était mon quotidien Ma vie semblait parfaite. De l’extérieur J’étais enviée Couple harmonieux Santé Travail Argent Maison Enfants Amis Vacances Malheureuse Terriblement malheureuse Un poids dans mon cœur Une pierre Du poison dans mes veines L’envie de me cacher L’envie de mourir Crise d’angoisse Le manque d’affection Prise dans le tourbillon de la vie Je devais souffrir de dépression C’est ce qu’il me disait En se plaçant en sauveur C’est ce que je croyais Et nous sommes partis Éloignée de ce tourbillon Éloignée de mes amies Réfléchir Me défouler Observer Commencer à voir le monstre tapis dans l’ombre Ne pas être à ma place Comme posée au milieu d’étrangers Une rencontre Une dispute Une nuit de violence et c’est l’escalade. Et il n’y a plus de doute possible Quelque chose cloche chez lui " tu tiens avec les nerfs ma pauvre fille" "T’es qu’une fille violée" " t’es sûre que dans ton état tu auras la garde ?" "Arrêté de faire ta conne" "tu as fait une demande ici ? Ce n’est pas le quartier des enfants...t’es sûre d’avoir la garde ?" "Tu as vu un psy ? Je te ferai retirer la garde des enfants" "Je vais appeler ta chef pour savoir si tes déplacements sont justifiés" " je vais déposer des mains courantes contre toi. Tu es une femme violente" "Enfin ça fait 13 ans que nous sommes ensemble. Tu me connais quand même. Je te ferai pas de mal" " pardonne. Pense au futur. Tu m’as fait du mal en voulant me quitter toi aussi" ........ http://stop-violences-femmes.gouv.f... [➠http://stop-violences-femmes.gouv.fr/Suis-je-concernee,331.html] C’est le 25 novembre et je découvre ce lien sur le réseau social d’un copain Et je lis •Il me dit « Tu n’es même pas capable de faire cuire un steak, tu n’es bonne à rien. » •Il me dit « Si tu m’aimes, ne va pas à ton rendez vous avec ta copine, reste à la maison. » •Il menace de me frapper, de me tuer. •Il veut toujours savoir où et avec qui je suis •Je travaille mais c’est lui qui a mon carnet de chèques et ma carte bleue •Quand j’entends la porte de la maison s’ouvrir, je me demande ce qui va se passer ce soir, j’ai peur. •Après vous avoir agressé, il vous promet de ne plus recommencer. •Il vous force à avoir des relations sexuelles alors que vous ne le voulez pas. Mon cœur bat. C’est moi ça. C’était mon quotidien...dégradé, devenu insupportable depuis l’option divorce. Tout ce qui était sous entendu a explosé à mon visage. Les éclats ravagent mon visage. Se plantent dans mon cœur. M’arrachent un cri de douleur. La peur quand les pneus crissent dans la cour La peur de cuisiner La peur si tout n’est pas parfait Me justifier Être docile Je finis par payer mes libertés,mes sorties La fouille systématique de mes affaires Le piratage de mes réseaux sociaux Les gestes d’intimidation Les gestes violents retenus en gestes affectueux si deStabilisants J’ai si mal Je suis si malheureuse Ces paroles et ces comportements de votre partenaire ou ancien partenaire sont des violences. Par ses propos et comportements, votre partenaire ou ex partenaire veut vous contrôler et vous détruire. Il veut vous dominer et prendre le pouvoir. Ces violences créent un climat de peur et de tension permanent. Tension permanente. C’est si dur de réaliser que des années ont façonnées cet état de stress. Cette appréhension. Isolée Enchaînée Déstabilisée Les conséquences pour vous sont : la peur, la culpabilité, la perte de l’estime de soi, l’isolement, le stress. Les formes des violences sont multiples et peuvent coexister. Leurs manifestations sont les suivantes : physiques (bousculades, coups avec ou sans objet, strangulations, morsures, brulures, séquestrations…), verbales (injures, menaces, intimidations, dévalorisations…), psychologiques (humiliations, chantages affectifs, interdiction de fréquenter des amis, la famille…), sexuelles (agressions sexuelles ou viols), matérielles (briser ou lancer des objets), économiques (contrôle des dépenses, suppression de la carte vitale, des moyens de paiement, interdiction de travailler) au moyen de confiscation de documents (carte nationale d’identité, passeport, livret de famille, carnet de santé, diplôme, etc.). Bousculades Injures Menaces Intimidations Dévalorisations Humiliations Chantages affectifs Isolation Bris de bijoux Piétinement de mes affaires Objet lancé. Encore et encore. Jusqu’à ce qu’il casse ..... Les vannes s’ouvrent Les larmes montent Elles dévalent mes joues Mon cœur gonfle Sa carapace cède Il éclate La douche froide. C’est ce que je vis depuis six mois. Un mot. Violence. Un mot qui se heurte au tabou. Un mot qui décrit ma souffrance. Un mot ignoré une fois la porte fermée. Qui peut le croire ? SIGNALEZ ces faits à la police et à la gendarmerie. Vous ferez l’objet d’une attention particulière de la part des services de police ou des unités de gendarmerie qui ont mis en place des dispositifs d’accueil et d’aide aux victimes : intervenante sociale, psychologues, permanence d’association d’aide aux victimes… J’ai déjà fait le pas des mains courantes. Si longtemps avant de le faire. Je m’en veux tellement de n’avoir rien vu Je m’en veux tellement d’avoir attendu Je m’en veux tellement d’avoir cédé dans l’espoir que ça change La honte. La peur. L’espoir. Un espoir vain. Il recommence. Une escalade Il accuse Il rejette la responsabilité de ses actes sur mes Frêles épaules Puis une plainte. Un enfant touché Mon cœur a basculé L’alarme s’est déclenchée Et j’ai agi Je me suis effondrée Mais je l’ai fait 5 femmes sur 6 ne le font pas C’est si dur de voir ce monstre Si dur d’effacer l’affection portée Puis un complément de plainte devant les bousculades Le lendemain Écoutée au commissariat La douleur. Le cauchemar. La culpabilité. L’effarement. C’est mon histoire. Ce n’est pas possible. Je me sens stupide Pourquoi moi ? J’ai du mal à réaliser Et les violences continuent Un marteau permanent Qui m’étourdie Qui m’angoisse Qui anesthésie ma réflexion Qui bouscule mes repères Qui grignote mon corps Qui pompe mon énergie Qui m’arrache le cœur Et puis un enfant réagit. Une fois encore Il subit Il implore C’est insupportable pour mon cœur de mère. Et mon sang ne fait qu’un tour..... Le juge pénal ne peut prononcer des mesures de protection et engager des poursuites judiciaires contre l’auteur des violences, que si un signalement a été fait. Il peut être effectué auprès soit de la police ou de la gendarmerie ou auprès du procureur de la République. Si vous avez un doute ou des questions , contactez le 3919 qui vous écoutera et conseillera. En cas d’urgence, il faut appeler la police ou la gendarmerie en composant le 17 ou le 112. .....je fais le 17 devant le cri de mon enfant. J’ai visité le site du gouvernement plusieurs fois en quelques jours. Je suis les consignes. Mon cœur cogne devant l’espoir de la fin du cauchemar. Ce site Une manière de reconnaître mon calvaire. De mettre des mots sur ma douleur. De me donner du courage De sortir de ce tourbillon effrayant Cette roue infernale .....Et le 17....de m’abandonner. Pas de coups ? Pas de menaces de mort ? À mes oreilles : dE quoi je me plains ? J’exagère NON ! Ses mots me tuent depuis des mois. Il a des gestes violents devant les enfants à mon égard. Il m’humilie. Il me dénigre Et aujourd’hui c’est trop lourd pour mon enfant Faut il un geste malheureux pour être reconnue victime ? Et je m’enfuis avec les enfants. Je vais à la gendarmerie. Ils ne veulent pas venir. Alors je me déplace. Je dépose encore plainte. Et je détaille. Et je m’effondre Je freine mes déclarations devant la légèreté et le machisme d’un gendarme Il y a tant à dire. Je retiens le flot de la libération. Je suis atterrée J’ai peur d’écouter les associations. J’ai peur de partir. Ma détermination s’est arrêtée. La peur me tétanise L’angoisse m’envahit comme un tsunami et s’infiltre dans chaque cellule de mon corps Violences ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieur à 8 jours 5 ans d’emprisonnement et 75.000 € d’amende Harcèlement moral De 3 à 5 ans d’emprisonnement et de 45.000 € à 75.000 € d’amende Violences habituelles (en fonction de l’incapacité totale de travail) De 5 à 10 ans d’emprisonnement et de 75.000 à 150.000 € d’amende 10 jours pour moi. 10 jours d’ITT !! La douleur de la prise de conscience de la gravité des faits. La douleur de réaliser quelle boue m’enlisait. La douleur mêlée de soulagement Ce n’est pas moi Je suis normale Le parquet décide d’attendre un mois. Le temps que je mette fin à mes jours ? Demande de protection demandée à mon avocat. Réponse : 3 mois d’attente. Et pour les violences morales....improbable d’obtenir gain de cause. Classer sans suite est l’issue la plus courante En divorce qui me croira...des tensions c’est normal Je laisse tomber J’accepte toutes ses demandes Je ne tiendrai pas trois mois je le sais Un partage équitable. Pas d’argent Tout ce qu’il veut Je veux juste que ça cesse J’ai besoin de repos Je dois tenir pour mes enfants Je dois tenir pour l’entourage qui n’a pas fui Je vais céder C’est de ma survie dont il s’agit Il me reste l’association des victimes à contacter. SOS femmes pour son soutien. Une amie. Une collègue Quelques minutes par jour Une goutte d’eau pour ma soif de réconfort et de soutien Abandonnée par la justice. Abandonnée par l’Etat. Seules les associations sont présentes. Démunie. Effondrée. Isolée. Inconsolable Ses mots, ses menaces, ses bousculades, ses bris d’objets, ses Dénigrations ont fait de ma vie un enfer. Ont fait de moi une poupée de chiffons. Ont fait de moi un automate. M’ont plongée dans un gouffre noir et froid. Je pensais que le problème c’était moi. Je perds mon assurance. Je perds ma dignité. Je suis un fardeau Mon corps cède sous le poids de la souffrance. Je survis par des bouts de projets. Les enfants. Et même au bout du supportable mon énergie de mère puise une force incroyable. Combien de temps ? Je continues à masquer. À subir À travailler. À sourire. À donner. À faire du sport. ....je souffre. Je sens que les harnais vont me lâcher. Un cri de douleur. Mon cœur est en lambeaux. Mon âme est griffée. Ses mots me giflent. Une pluie cinglante de mots m’assène de coups. Brouille mes yeux. Use les cordes de l’équilibre. Des ruisseaux de larmes tracent un chemin sur mes joues amaigries. Mes dents s’entrechoquent quand je cède sous la pression. Et avec ces obstacles...voilà pourquoi "Une femme meurt tous les trois jours de violences conjugales en France" ....Mon Avenir si je perds mes piliers fragilisés, effrités. ... Si je ne réussis pas à me sauver Envie de m’écrouler De pleurer De mourir pour ne plus souffrir Tenir pour les enfants Pour sauver la garde Pour conserver le même établissement scolaire Pour épargner leurs repères J’ai envie de me sauver De tout abandonner Leur cœur me sent plier Leurs yeux implorent de ne pas les abandonner Les Droits de l’Homme, 1948... "Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne." 2013 : 65 ans après....ma sûreté n’est pas assurée. Je vis dans la peur. Effondrée "L’état vous protège" NON ! Abandonnée par L’Etat L’Etat me laisse tomber. La justice... Je suis déçue Tellement déçue Je suis malheureuse Tellement malheureuse J’ai mal Si mal Tellement écœurée Effondrée Secouée de sanglots Angoissée Apeurée Incompréhensible La force m’abandonne Je ne peux compter que sur moi Seule la violence physique est reconnue Je suis en état de choc En larme En sanglot Je tremble Mais je n’ai pas de bleus Et je dois rentrer Essayer d’obtenir un accord amiable sur la garde pour fuir Garde alternée qui m’effraie tant Je ne veux plus de contact avec lui Jamais Trouver des solutions financières pour me reloger et payer la maison Tenir coûte que coûte Poser des projets pour me tenir debout Utiliser ces tuteurs pour survivre Résister à la tentation de m’écrouler Envie de me coucher De ne pas relever « Je me félicite que de nombreuses voix s’élèvent en faveur de l’éradication de cette violence, qui touchera près d’une femme sur trois au cours de sa vie. Je salue l’action des dirigeants qui s’efforcent, par leur action législative et par un changement des mentalités, de contribuer à cette cause. Je rends également hommage à tous ces héros qui, partout dans le monde, aident les victimes à se rétablir et à devenir des agents de changement. » M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU, 25 novembre Message 2013 J’attends désespérément le héros qui sauvera ma vie... Qui m’aidera à me reconstruire.... Qui me hissera hors de ce gouffre Pansera mes plaies Mes doigts glissent et je lâche la main qui me tire hors du gouffre Je suis aveuglée par la peur Tétanisée par cet homme Incapable de prendre une décision Peur de me tromper d’option De perdre mes enfants De déclencher une fureur extrême Je suis là. Tapie dans mon gouffre. Dans la peur. Seule. Incomprise. Épuisée. Malheureuse. J’ai affronté le vent, les vagues, le froid. Quelques rares mains m’ont tenue la tête hors de cet océan déchaîné. Aujourd’hui, je suis lasse. Je me suis réfugiée dans ce gouffre. Mourir pour fuir la souffrance. Quand la porte se ferme le soir je retombe en enfer. Et personne pour me protéger. Je suis anéantie par ces mois de chantage, de menaces, de harcèlement, d’objets brisés, de bousculades, de gestes de domination, de Dénigrations d’insultes, et de tout ce que la douleur, la nausée, la honte m’empêche d’écrire Tout ce qui est impossible à affronter C’est si dur d’affronter la vérité Je meurs à petit feu. Au même titre qu’une femme battue. Et un matin ce sera trop tard malgré le courage d’avoir parlé. Malgré la force dont j’ai fait preuve chaque jour. Trop tard. Je complèterai la liste. L’état m’a abandonnée. L’état m’a mentie Il ne me protège pas Il me laisse dans les griffes de mon bourreau Il me renvoie dans la gueule du loup Le loup déguisé en agneau Seule. Si seule quand ses crocs déchirent mon cœur Quand je saigne .......... retour page précédente
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