Victime du mépris de mon ex-compagnon J’ai bientôt 26 ans. J’ai rencontré l’homme que j’ai aimé si fort quand j’avais 21 ans. Nous travaillions ensemble et petit à petit, nous nous sommes rapprochés jusqu’à sortir ensemble à la fin de mon contrat. Dès le début, il m’a attirée par une sorte de force qui émanait de lui, il dégageait quelque chose qui m’impressionnait et me terrifiait à la fois. Je l’ai aimé très vite mais dès le début de notre relation, il a joué avec moi. Il pouvait passer de l’amour fou avec des déclarations enflammées à la totale ignorance pendant parfois des semaines. Il me rendait folle et plus il se comportait ainsi, moins j’arrivais à me détacher de lui. Je vivais chez mes parents mais après quelques mois de relation tumultueuse, il m’a proposé de m’installer avec lui à Bruxelles. J’ai tout de suite accepté et j’ai donc quitté Liège et mon entourage pour aller là-bas. Dès les premiers soirs, il me laissait seule en m’inventant des sorties entre hommes auxquelles je ne pouvais me joindre. Je savais au fond de moi que c’était faux mais je me voilais la face... Je devenais de plus en plus agressive avec mes amis et ma famille tandis qu’il prenait de plus en plus le contrôle sur moi. Quand j’ai découvert qu’il me trompait, j’ai voulu partir mais je n’y suis pas arrivée. Il m’a dit que j’étais ce qui lui était arrivé de plus beau dans sa vie, qu’il ne saurai vivre sans moi,etc. Je lui ai pardonné mais c’est là que le cauchemar a commencé. Pendant quelques mois, il a été adorable mais il a commencé par des petites remarques sur ma cuisine, ma façon de ranger l’appartement. Il a commencé à s’énerver pour de petites choses comme un lit non refait ou un repas pas prêt quand il rentrait. Comme j’étais au chômage à ce moment-là, je trouvais cela normal que ce soit moi qui gère tout. Ensuite, j’ai remarqué qu’il buvait de plus en plus. Plus il buvait, plus il était agressif envers moi. Je lui avais dit avant de s’installer avec lui que si un jour il osait lever la main sur moi, je partirais... Il ne m’a jamais frappée mais ses propos étaient tellement violents que je me prenais à espérer qu’il me frappe pour que j’aie une raison de m’enfuir. Il frappait dans les murs, il me hurlait dessus. J’étais en permanence terrifiée si bien que des fois je tremblais quand il me touchait. Il a perdu son travail lorsque cela faisait un an que nous vivions ensemble... Par chance, j’en avais trouvé un de mon côté. Je l’ai aidé à en trouver un, j’ai fait sa lettre de motivation son Cv, etc et il a été engagé. Je l’aidais pour tout. Comme il était en promotion sociale, je l’aidais pour ses cours, pour ses prépas, etc. Il m’a donné la sensation que je lui étais indispensable. Une fois qu’il a décroché son emploi, il a commencé à moins boire et il est redevenu gentil avec moi. L’espoir est revenu. Il m’a parlé d’enfants, de louer une maison, de mariage... Nous avons déménagé pour louer une maison en-dehors de bruxelles. Une maison superbe pour laquelle j’avais eu un vrai coup de coeur. Nous avons emménagé le jour de mon anniversaire, le jour de mes 24 ans. Je pensais être la personne la plus heureuse sur terre. Nous avions la maison, les emplois, les projets. Mais tout a basculé... Il a recommencé à boire comme avant, voir plus car il buvait même au volant. Il devenait atroce avec moi. Me disant que mes diplômes ne valaient rien, que je serais incapable de me débrouiller seule, qu’il n’était pas sûr de vouloir un enfant de moi car il me sentait incapable d’être une bonne mère, que j’étais incapable de gérer une maison, etc. Toutes ses phrases qui tournent encore dans ma tête. Tous les soirs c’était le même rituel. Il rentrait avec sa bière à la main et attendait que le repas arrive... Il m’ignorait à part pour les critiques, il ne me regardait plus, ne me touchait plus tout en parlant toujours d’enfants à ses amis. Et puis vint le jour où j’ai découvert, lors d’une soirée chez nous, qu’il me trompait avec l’une de ses collègues. J’ai voulu mourir. Cela faisait des mois que je n’arrivais plus à avaler quoique ce soit. Le dernier mois où nous étions ensemble, j’avais perdu 8 kilos... Le lendemain de ce fameux soir, nous n’avons rien dit. Je me suis couchée dans le divan et il est venu près de moi. Il a voulu se rapprocher de moi physiquement, j’étais tétanisée. Il a abusé de moi, je ne voulais pas mais je n’arrivais pas à résister. Quand il a eu fini, il s’est levé, s’est lavé et m’a dit d’aller faire les courses. J’ai voulu lui prendre la main mais il m’a repoussée. Je me sentais si sale... Le lendemain soir, je lui ai parlé. Je lui ai dit que je l’aimais mais lui m’a dit qu’il voulait bien rester avec moi mais qu’il ne voyait pas l’intérêt d’être fidèle pour moi. Je lui ai dit que j’allais partir et j’ai dormi dans le divan. Il a passé sa soirée au téléphone avec sa maîtresse. Quand je suis partie avec ma valise le lendemain, je me suis effondrée sur le sol mais il n’a pas bougé. Quelques jours plus tard, je lui ai téléphoné en lui disant que je venais chercher mes dernières affaires. Il m’a dit qu’il serait au travail mais qu’il préparerait mes affaires. Je suis rentrée de la maison et il y avait des photos de sa maîtresse sur le divan. Mes affaires étaient à l’étage, rangée dans l’armoire comme si tout était normal. Dans le salon, il y avait des notes sur ses prochaines vacances o il allait partir avec la suivante. Je e suis évanouie... Je n’avais plus de volonté, j’ai commencé à hurler, je sentais que je ne pouvais plus me contrôler. Je suis restée prostrée pendant des semaines chez mes parents. Jusqu’à ce que la propriétaire de la maison que nous louions me contacte car il n’avait fait aucune démarche pour que la location se fasse à son nom... J’ai donc dû le recontacter et je me suis occupée de tous les papiers. J’ai encore réussi à lui souhaiter beaucoup de bonheur la dernière fois où je lui ai parlé... Tout cela date d’il y a un peu plus d’un an mais je n’arrive toujours pas à m’en remettre. Je n’ai plus confiance en moi. Je suis aller en psychanalyse ce qui m’a aidé à me relever... mais je survis. Chaque jour est un nouveau combat. Je vois beaucoup d’émissions qui parlent de violences conjugales autant physiques que verbales et mentales mais peu qui disent comment s’en sortir une fois qu’on a eu le courage de fuir. J’ai repris des études mais je ne suis pas sure de mon choix, j’ai peur dès que je me rapproche d’un garçon et je m’enfuis assez vite... Il parait qu’il n’y a que laisser passer le temps qui aide. C’est lui le salaud et c’est lui qui s’en sort indemne. Il vit tranquillement sa vie alors que je continue à souffrir de son mépris et de la façon dont il m’a traitée... retour page précédente
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